La Salsa

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La Salsa

Message  Admin le Mar 10 Fév - 18:13

Formation typique
Un groupe de salsa.

La formation typique comprend :

* une section rythmique :
o basse : Son rythme est appelé tumbao.
o congas : (aussi appelées tumbadoras à Cuba). Instrument de la rumba avec lequel on joue notamment le rythme du guaguanco. Arsenio Rodriguez l'a introduit dans le son cubain, qui est devenu son montuno. Le rythme des congas est aussi est appelé tumbao.
o piano : son rythme est le montuno, adapté du rythme joué au tres. C'est Arsenio Rodriguez qui a enseigné à son pianiste à jouer ce rythme.
o timbales : Ressemble à une batterie mais sans grosse caisse, avec des fûts métalliques. Provient du danzon, repris par le mambo et les formations de type "charanga". Tito Puente en a fait un instrument majeur de la salsa
o bongos : utilisés par le son cubain, ils avaient été remplacés par les congas dans le son montuno. Avec la salsa, les deux instruments cohabitent.
* une section cuivre (appelée metales en espagnol) : trompettes, trombones, parfois saxophones ;
* des voix :
o chant : les chanteurs improvisent souvent. Ceux qui sont doués pour cela sont appelés soneros. Dans les morceaux influencés par le guaguanco (une des formes de la rumba), le chant commence souvent par la diana, des "a lé la lé lala" plaintifs...
o chœurs (en espagnol : coro).

Le nombre de cuivres, de voix et de percussions peut varier.

Durant les années 1970, la plupart des groupes tenteront, en faisant varier ces paramètres, de créer « leur » son.

Les variations à base d'instruments européens, africains et créoles ont produit beaucoup de combinaisons en fonction du style de musique interprétée et des instruments disponibles. Beaucoup d'ensembles cubains sont dérivés de la tradition orchestrale alors que d'autres sont une combinaison de styles de musique folklorique et paysanne.

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Re: La Salsa

Message  Admin le Mar 10 Fév - 18:18

Les différents styles
Un couple de danseurs

On distingue, parmi les multiples manières de danser la salsa, 3 styles principaux :

* le style cubain (danse appelée casino à Cuba), le plus couramment pratiqué en France, du fait de la forte diaspora cubaine y résidant et transmettant sa culture -au contraire, il y a peu de portoricains. Les écoles de danse enseignent essentiellement ce style, peut-être plus facile à aborder pour la sensation physique des européens.
* le style dit "portoricain", le plus courant dans le monde latino-américain, dont la caractéristique est de respecter une ligne de danse. Ce style regroupe plusieurs sous-classes principales : le style L.A. se danse "sur le 1" alors que le style New York et le style Palladium se dansent "sur le 2", comme les pas de danse du son cubain dont il est directement issu.

"suspension"-2-3-4, "suspension"-6-7-8.

* le style colombien, plus nerveux et légèrement sautillant, très pratiqué en Amérique latine. Les colombiens aiment à danser sur les disques de boogaloo qu'ils passent à vitesse supérieure (33 tours passé en 45 tours, 45 tours en 78 tours).

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Re: La Salsa

Message  Admin le Mar 10 Fév - 18:21

Le style cubain (ou casino)

Le style cubain vient de la danse casino des années 1950, telle que pratiquée dans les chorégraphies du Tropicana, fameux club de La Havane, et prend ses racines dans le son cubain : très africain, « dans le sol », les gestes sont économisés -- on peut le danser dans des endroits bondés --, les passes épurées, il n'y a pas de jeux de jambes. Le couple se déplace essentiellement en décrivant des cercles successifs. C'est avant tout une danse de la rue, populaire, sociale. Il se danse normalement sur le temps "1", au contraire du son cubain traditionnel où le "1" est suggéré par une mise en suspension du corps.

La rueda de casino, une variante de ce style, consiste en des rondes (rueda) de couples où un meneur annonce les passes à venir. Tous les danseurs effectuent ces passes en même temps, de sorte que les danseurs changent fréquemment de partenaire.

Salsa dite « portoricaine »

En danse, l'appellation salsa « portoricaine » (ou « porto ») est typiquement française (en musique, la salsa portoricaine (salsa puertorriqueña en espagnol), désigne normalement n'importe quel style de musique salsa jouée par des portoricains, mais en France cela désigne les musiques préférées des danseurs de salsa : la salsa "dura" des années 1970 (Fania et autres) ou de groupes actuels faisant revivre le son de cette époque, certains mambos et morceaux de latin jazz, etc.). Ce style ne vient absolument pas de Porto Rico mais des États-Unis. Les Français appellent les différents style de "salsa en ligne" salsa portoricaine car c'est lors d'un congrès de salsa qui avait lieu à Porto Rico que des danseurs français ont découvert cette façon de danser qui est originaire des États-Unis en fait (Eddie Torres est considéré comme un des fondateurs de cette danse).

Le style new-yorkais

Dans le style new-yorkais, on respecte une ligne de danse. Il s'agit du style où la danseuse tourne le plus sur elle même. On peut le qualifier de plus démonstratif : il inclut en particulier de nombreux jeux de jambes (shines, de l'anglais shoe shine signifiant "cirage de chaussure", comme par exemple le Suzie Q). À l'inverse du précédent, ce style de salsa se danse « sur le temps faible (2e temps) », ce qui signifie que le changement de direction (le break) s'effectue sur le 2e temps. Il dérive du mambo.

Le style de Los Angeles

Le style de Los Angeles (L.A. Style) est proche du style New Yorkais, mais se danse sur le "1" et peut être acrobatique.

Le style colombien

Le style colombien est, quant à lui, le plus commun en Amérique latine. Il consiste en une danse très proche du corps de son/sa partenaire, où prime l'esthétique et le caractère plus que le mouvement ou les figures. Les jeux de jambes sont généralement plus complexes que pour les autres styles, tirant parfois vers le twist.

La salsa appelé caleña (originaire de la ville de Cali) a plusieurs différences sur la salsa cubaine et New York : un timing basé non pas sur le rythme mais sur la mélodie (différence la plus notable), des pas plus rapides et des changements soudains sur la chanson. À la fin de les années 60, à Cali, les danseurs de salsa, habités par le rythme jouent les disques 33 tours en 45 tours : cela les met en valeur, et montre l'agitlité de ces danseurs, pour la plupart issus de la l'immigration noire arrivée par Buenaventura. On dit aussi pour cette raison que la salsa est la voix de peuple pauvre qui a fait sa révolution à travers la salsa, pendant que dans le monde les Beatles étaient en plein explosion…

Académisation

Danse majoritairement populaire et apprise dans la rue, elle s'académise à grande vitesse depuis 1996. Cette année vit la naissance à Porto Rico de ce que l'on appelait alors le « Congrès Bacardi de la salsa » devenu « Congrès mondial de la Salsa ». Depuis, les congrès de danse salsa[1] se sont généralisés au monde entier[2] provoquant une académisation de cette danse et une séparation marquée entre les professionnels et les amateurs.

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Re: La Salsa

Message  Admin le Mar 10 Fév - 18:59

Le mot « salsa »

De nombreuses sources désignent le titre du son cubain « Echale Salsita » du Septeto d'Ignacio Piñeiro comme étant à l'origine du mot salsa. Or, si le son est bien l'ancêtre de la salsa, le mot salsa n'est pas encore utilisé pour désigner une musique, et dans ce morceau, il a juste la signification du mot espagnol salsa ("sauce"). C'est le public qui l'emploie pour que l'orchestre se "mette à chauffer". De même employait-on le terme "jazz". Les connotations étant tout à la fois sexuelle et culinaires.

Dans les années 1940, les cubains désignent par salseros des musiciens qui jouent dans différents groupes, mais il est encore trop tôt pour parler d'un genre Salsa.

En 1961, Cal Tjader et Eddie Palmieri publient un album intitulé Salsa Del Alma, Soul Sauce, en anglais.

En 1962, Pupi Legarreta sort un album intitulé Salsa Nueva con Pupi Legarreta.

En 1966, lors d'une interview de Richie Ray et Bobby Cruz à la Radio Difusora du Venezuela Richie répond que leur musique est comme la sauce ketchup, et l'animateur Phidias Danilo Escalona reprend le terme de sauce (salsa).

Cela dit, le mot SALSA n'est vraiment utilisé qu'à partir de 1973, lorsque Izzy Sanabria (illustrateur des pochettes de la Fania) l'utilise dans le magazine Latin New York (LNY) comme un mot nouveau pour désigner la musique latine, et que le label Fania l'utilise à son tour.

En août, le concert des Fania All Stars au Yankee Stadium est filmé et sortira sous le nom « Salsa » en 1976.

Le 17 novembre 1973 (à 18h30) démarre à la télévision new-yorkaise le « SALSA TV SHOW » sur le canal 41 (WXTU). Le DJ Polito Vega anime « 100% Salsa » sur la radio WBNX. Larry Harlow enregistre un album intitulé « Salsa ». Désormais, cette musique (qui existait depuis quelques années déjà) porte un nom.

Le mot salsa s'est vu donné un tas de définitions différentes : pour certains, il s'agit de la fusion de plusieurs rythmes (mais il s'agit plutôt d'un confusion avec le « melting pot »); pour d'autres : - un genre musical (dérivé du son mutuno) - une étiquette commerciale - une famille plus ou moins large de genres musicaux, (elle inclut la plupart des musiques cubaines, la bomba et la plena de Porto Rico, la cumbia et le vallenato de Colombie, la bachata et le merengue dominicain, mais certains y incluent finalement toutes les musiques tropicales). Il faut cependant en exclure les musiques du Brésil de langue portugaise et fondées sur un instrumentarium relativement différent.

En revanche, on peut inclure dans le coffre à malices "Salsa" le Candombé d'Uruguay qui s'appuie sur la clave (3-2). Bien qu'issu de restes musicaux autorisés à l'exécution pendant le carnaval et donc joué à l'aide de seuls tambours et chanté-dansé, il est également instrumentalisé et souvent d'une façon assez proche de la salsa Boricua (de Porto Rico). La langue commune provoque ce rapprochement. Écouter Ruben Rada, les frères Fattorusso et un joli groupe de "Latin-Jazz" de Montevideo nommé Lady Jones-Las Dijones... D'autre part, nombreux sont les tangos (d'origine uruguayenne par le biais de la milonga et du candombé) repris par les salseros, sous forme de boléros (entre autres El Gran Combo De Puerto Rico) ou de Danzon ou Montuno comme El Dia Que Me Quieras de Carlos Gardel et La Pera repris par les portoricains Cheo Feliciano et Eddie Palmieri, arrangé par le pianiste colombien Eduardo Martinez.

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